Militairement, on se lève vers 8h30 pour être prêt au petit déjeuner à 9h. C’est une habitude à prendre ! Ce matin, c’est riz au lait, tartine œuf-fromage et une part de gâteau. En hiver, on comprend qu’il faille nourrir les corps mais là, personne n’arrive à venir à bout de ce gargantuesque repas.

Vers 10h Anatoli, notre chauffeur vient nous chercher pour notre tour au nord de l’île. On monte dans son combi militaire avec un couple de singapourien de la pension. Il y a 10 places, mais nous ne sommes que 6. Cool !

Les routes sont plutôt chaotiques et les filles à l’arrière font des bonds énormes pendant que nous on se retient pour ne pas tomber sur les singapouriens (leurs sièges sont orientés vers l’arrière on est donc face à face, genoux contre genoux). Le ciel est dégagé mais il fait plus frais que les autres jours, ce n’est pas désagréable car le combi garde un peu la chaleur.

On fait un premier stop vers un point de vue sur 2 micros îles. Anatoli nous mime que l’on a 10 min. Le tour en anglais ce n’est pas pour aujourd’hui. On fait quelques belles photos des criques avoisinantes mais surtout on commence à effleurer la grandeur de ce lac car on ne voit que de l’eau à des kilomètres à la ronde. Pour l’instant, il n’y a pas trop de combi et donc pas trop d’autres touristes.

On entre dans la réserve protégée du lac Baïkal et alors là la route devient apocalyptique ! On roule dans des ornières de 40cm de profondeur, il y des trous d’obus partout bref, ça secoue bien.

On arrive vers le 2ème arrêt mais le chauffeur tente de nous expliquer en russe qu’il y a trop de monde et qu’on s’arrêtera au retour (du moins c’est ce qu’on croit comprendre).

On continue nos montagnes russe (on comprend d’où ça vient maintenant !) vers le bout de l’île avec un arrêt paysage sur le trajet et après 2h30 de route, nous voici à cap khoboi. C’est la pointe nord de l’île. Anatoli nous explique tant bien que mal qu’on doit être revenu à 13h pour manger, ce qui nous laisse 45 min pour faire le chemin vers la pointe du bout de l’île. Nous marchons sur un genre de presqu’île en hauteur avec le lac des 2 côtés. Le vent est plutôt fort et Maéva n’est pas rassurée car elle pense que les filles peuvent s’envoler (enfin surtout tomber) ! On arrive finalement tous au bout et là, on comprend que ce lac est quasiment une mer intérieur. Il y a des vagues, des différences de couleur dûes à la profondeur et surtout on ne voit que l’eau et l’horizon et le ciel qui se confondent.

De retour au combi, notre petite table de camping et notre repas nous attendent. Au menu salade de tomates et concombres suivie d’une soupe patates-riz-sardines et en dessert, un thé avec des gâteaux secs russes. Malgré les apparences, tout est très bon (excepté pour Gabrielle bien sûr !).

Une fois, le ventre plein, pas de répit, on remonte en voiture, enfin en combi, et on reprend les dos d’âne le ventre plein (c’est un peu moins rigolo). On fait un autre stop vers une petite avancée d’île dans le lac et contrairement au cap khoboi, il n’y a personne. On en profite pour s’imprégner de l’atmosphère du lac même si Maéva sert toujours un peu les fesses et surtout les mains des filles car le vide est proche de nous.

On commence ensuite le chemin retour, au moins on sait à quoi s’attendre, des creux et des bosses. On est secoué comme des pommes dans un panier et nos singapouriens arrivent quand même à dormir. Mystère 

Arrivés vers l’arrêt que nous n’avions pas fait le matin, Anatoli nous dépose en bord de lac (on avait donc bien compris le russe). On s’assoit sur un tronc d’arbre, les pieds dans le sable à regarder les vagues. C’est super reposant et on a bien fait de ne pas s’arrêter ce matin vu le monde qu’il y avait, alors que là, on est quasi seul. Merci Anatoli !

Le reste du chemin retour est rapide et on rentre à 16h. On fait un peu de devoirs, quelques courses et on essaye de mettre à jour le site.

Le temps s’est bien rafraîchit et du coup, on reste tranquille ce soir, pour le coucher de soleil, on verra demain.

 

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