Après le miracle du poulet hier, ce matin, c’est le miracle du cochon. On nous sert des saucisses pour le petit déjeuner, on avait presque oublié le goût ! Du coup, tout le monde mange ce matin.

Sur la route, le trajet est plutôt silencieux, Baaska n’est plus là et Gouache a beau être super sympa, ça ne lui a pas appris l’anglais ou le français dans la nuit. Pourtant, il tente et on arrive à se comprendre dans les grandes lignes.

On est parti pour 5h de pistes qui sautent et pas qu’un peu. Tellement qu’à un moment, quand Gouache tente un passage de ruisseau, la roue de secours de sous le véhicule se décroche. Petit arrêt semi réparation et on repart comme si de rien n’était. On a eu un peu peur en entendant le bruit car beaucoup de récits de voyageurs parlent de pannes en Mongolie qui durent des heures, voir qui ne sont jamais réparées mais avec Gouache le pilote, on a confiance. Confiance au point même que Gabrielle s’endort en voiture (on l’écrit car ça a dû lui arriver 3 fois dans toute sa vie).

On quitte progressivement les steppes vertes pour trouver du désert caillouteux. En début d’après midi, on arrive vers une petite gorge où coule une rivière. C’est reposant et ça tombe bien, il y a aussi notre camp.

Nous sommes à côté du monastère Ongii qui n’est plus qu’un champ de ruines avec quelques vestiges de murs par-ci par-là. Comme beaucoup de temples ici, il a été détruit par les Russes pendant l’occupation. On commence à se balader le long du ruisseau, l’eau est bonne et les filles se trempent jusqu’aux genoux. Gouache en profite pour laver la voiture et il nous indique un chemin de marche pour escalader une colline, avoir un beau point de vue sur la vallée et passer par le monastère.

L’escalade est rapide et nous sommes accueillis en haut par des statues de cerfs et de bouquetins d’un goût douteux (ici en Mongolie, ils adorent ça, on en a vu à pleins d’endroits).

Arrivés aux ruines, on constate qu’il ne reste pas grand chose, quelques fondations par endroits mais qui ne rendent pas hommage à la grandeur passé du temple. On visite un petit monastère qui semble en activité, mais on se dépêche car le ciel devient menaçant et on ne veut pas se prendre la pluie.

En arrivant au camp, Gouache nous appelle pour nous montrer un petit serpent. Il est couleur caillou et on ne saura jamais si il était dangereux ou pas car Gouache nous fait reculer en se marrant.

Après une bonne douche (2 jours de suite, on va prendre des mauvaises habitudes pour la Mongolie), les filles font un temps calme pendant que nous ressortons faire quelques photos. Et oui, en Mongolie, le temps est fou et l’orage menaçant de tout à l’heure a laissé la place à un beau ciel bleu. On se trouve un joli point de vue sur le ruisseau et les ruines et on profite de ce moment tous les deux. Ça fait un bien fou !

A 19h30, il est l’heure de manger. On retrouve notre bon vieux mouton mais en steak haché et les filles ne le remarquent presque pas (on pense qu’il faut remercier Gouache car les autres ont un sauté de mouton).

On rencontre une guide qui parle coréen. Elle nous présente une de ses touristes qui dessine vraiment bien. Gouache, toujours dans la demi mesure, la sort de table pour qu’elle dessine les poulettes. C’est un super moment, on savait que les filles nous ouvriraient des portes, mais associées à Gouache, c’est un mélange détonnant.

Les portraits sont si ressemblant qu’au moment des les photographier, le téléphone se met en mode portrait !

On est content même si la coréenne garde le dessin (c’est son carnet de voyage), au moins les filles seront célèbres en Corée avant notre arrivée.Pour la remercier, Louise et Gabrielle lui chantent leur chanson en mongole et lui dise merci en coréen (appris grâce à la guide une minute avant). On a 5 semaines pour le réviser.

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