Ce matin, c’est tranquille, on ne change pas d’endroit donc on n’a pas les sacs à faire. Enfin, on change quand même de yourte car on a 6 lits et que ce soir, il y a pleins de coréens qui débarquent. On s’installe dans celle d’à côté avec 4 lits mais aussi un cadenas à la porte.

Vers 10h, on se prépare pour une nouvelle expérience, un tour à dos de chameaux. Première impression : ça pue, seconde impression : en faite ce n’est pas une impression, cet animal pue grave ! A chaque souffle, on dirait une armée de rats morts qui nous assaillent.

On monte dessus en espérant que nos fesses ne souffrent pas trop comme à cheval (surtout Alex pour ceux qui suivent).

Après quelques pas, ça va, c’est stable, on va doucement et ça ne tape pas…enfin jusqu’à la première bosse (monté ou descente surtout) où ils accélèrent le pas et nous font rebondir.

Maéva se fait une grosse frayeur et demande à descendre au bout de 5 minutes. Elle répète : « c’était pour essayer, et ben, c’est bon j’ai essayé ».

Comme vous vous en doutez, on continue comme si de rien n’était. Les filles s’amusent bien et c’est là le plus important. Le seul bémol, c’est cette odeur horrible quand ils soufflent et ça souffle un chameau. Après 1h20, nous voilà revenus à notre camp, on s’est approché des dunes, mais un ruisseau nous empêchait d’aller plus proche. C’est quand même fou ce pays, un ruisseau aux pieds des dunes.

Pendant le repas, la pluie commence à tomber. On prend notre mal en patiente et on joue un peu pendant que les filles regardent un dessin animé.

On n’est pas très optimiste sur l’escalade des dunes car le ciel est noir-noir.

Finalement, vers 16h10, le miracle se produit. Une accalmie avec un rayon de soleil, on sort pour aller chercher Gouache, qui avait déjà anticipé et était prêt au départ.

Il nous pose vers les moyennes dunes (les hautes nous paraissaient un peu trop difficiles à escalader.

On commence notre ascension tranquille et en à peine 20 minutes nous voilà au sommet. Le panorama est incroyable, la bande de sable est assez fine car on voit la limite des deux côtés par contre elle est vraiment longue (100 km environ d’après les souvenirs de Maéva). On profite du spectacle, d’autant que les soleil nous fait le plaisir de rester, quand on vous dit que le temps est fou ici. Les filles jouent à glisser sur la pente de la dune et remontent aussitôt, si elles ne dorment pas bien ce soir, on démissionne. On rigole bien et en plus on est presque seul au monde (on a une famille de français sur la crête de la dune voisine).

Après une descente au pas de course et du sable plein les chaussures, on retourne à la voiture. On discute deux minutes avec les français qui font aussi un TDM. Ils vont en Chine en suivant, on se croisera peut être, le pays est si petit !

Ce soir encore, on profite de la douche pour évacuer tout le sable et l’odeur de chameau qui est assez tenace.

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