La nuit a été plutôt froide, surtout pour les pieds et du coup, on a un peu de mal à se sortir du lit.

En plus, dehors, le brouillard est assez épais. On se bouge quand même pour ne pas se faire une journée glandouille.

On prend la voiture et on file voir un pont en bambou, le Boon Ko Ku So bridge. Encore, nous direz-vous, oui mais celui-ci passe au dessus des rizières. La route est plutôt chaotique mais nous arrivons à bon port. Il faut faire une donation obligatoire (nous on appelle ça un droit d’entrée). Par contre, le soleil est bien sorti et il reste quelques rizières jaunes, ce qui est du plus bel effet. On parcourt les 800 mètres du pont qui nous mène à un temple dans la forêt, à la lisière de la forêt mais c’est tout calme et tout joli.

Sur le chemin du retour, Alex fait un time lapse et on peut le dire, il nous a fallu 11 minutes pour parcourir le pont en entier ! Pas mal !

On fait quelques kilomètres et on revient au split land. C’est une petite ferme privée où il y a eu des fissures dans le sol dues à un (ou deux, on n’est pas sûr) tremblement de terre. La visite est une mini marche qui nous fait passer au dessus des crevasses et dans les fissures. Rien de fou-fou mais c’est gratuit. En partant, on fait une petite donation (non obligatoire cette fois) et la gentille dame nous fait un petit plateau de ses produits. Nous avons droit à du jus de roselle (ça ressemble à du jus d’hibiscus), des cacahuètes tigres, de la confiture de roselle, des chips de banane et de pumpkin, de la banane fraîche et du tamarin (confit?). Bref, un vrai apéro et c’est vraiment bon. Pendant que les parents dégustent, les enfants jouent dans les hamacs ou avec la voiturette en bois. Elles font des descentes dans la terre à des vitesses ahurissantes. Non, on rigole, la pente est douce et toute cabossée et même si elles ont l’impression de filer comme le vent, cela ressemble plutôt à deux escargots vu de dehors.

Le ventre remplit de bonnes choses et le sac un peu aussi (on ne pouvait pas ne rien acheter, quand c’est bon, c’est bon !), on se dirige vers le canyon de Pai.

Alors, c’est un bien grand mot car ce n’est pas un canyon au sens où nous l’entendons mais plutôt une zone de plissure géologique.

Il est 12h30, le soleil cogne comme un malade. En bon parents que nous sommes, nous n’avons pas les casquettes, pas de crème solaire par contre, on a de l’eau et les lunettes de soleil. Ça fait 2 sur 4, c’est déjà ça. On marche sur les mini crêtes qui se sont formées et qui donnent accès à de jolies vues. La terre est rouge par endroit, jaune à d’autres. On pourrait se croire aux États-Unis sauf qu’il y une végétation de fou au milieu de tout ça.

Après un petit tour, on remonte en voiture pour notre dernière visite de la journée, le fameux Bouddha blanc de Pai. On passe par 2 camps d’éléphants sur le trajet. On commence par en voir un qui semble libre de ses mouvements et qui mange dans un coin d’herbe haute. Puis, on arrive au « enclos » et on voit comment ces derniers sont parqués. C’est l’occasion d’une leçon sur la vie sauvage animal et les filles y sont plutôt réceptives. Ça fait plaisir et vivement l’Afrique du sud pour voir de la vraie vie sauvage.

Pour accéder au Bouddha, il faut monter presque 300 marches. Là, on arrive sur une grande plate-forme avec le Bouddha blanc assis et surtout une belle vue de la région.

Sur le chemin retour, on s’arrête dans un petit resto de bord de route, toujours aussi bon. En partant la dame nous montre ses billets de loterie, dont le tirage est demain. Elle nous explique qu’elle va gagner et fermer son resto. Ça serait dommage, surtout pour les prochains qui voudraient se régaler, mais on lui souhaite tout de même bonne chance.

On rentre à la maison (il est quasi 15h) et chacun s’occupe comme il veut. Les poulettes font de la balançoire, pendant que nous, nous acharnons sur le site internet et les réservations d’hôtel. On prie pour avoir un jour sans ces choix à foire, où dormir, dans quel hôtel, que visiter. Bon on sait que c’est des problèmes de riches comme on dit mais parfois ça pèse un peu.

On se fait un bon apéro sur notre terrasse avec du guacamole maison fait par Maéva.

Ce soir, Alex fait le livreur à domicile, il est le seul à ressortir au marché de nuit avec la liste des envies de chacun.

C’est quand même cool, car chacun peut manger ce qu’il aime sans faire de concession pour les autres. Ça nous manquera en Nouvelle-Zélande, quand notre budget ne nous permettra que des pâtes et parfois un peu de pâtes.

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