C’est le dernier jour au pays des éléphants. On prépare les sacs que l’on laisse sur la petite terrasse des bungalows et on prend le petit déjeuner.

A 9h, notre guide (surnommé Johnny car il chante tout le temps des chansons mélancoliques), nous explique la suite du programme.

On commence par aller dans une bananeraie plantée par le centre pour y couper des pousses de bananiers. Chacun à la sienne, y compris les filles. On transporte notre fardeau à travers la végétation en montée pendant près de…500 mètres.

Nous arrivons à la zone d’enrichissement. On vous explique cela après.

On coupe nos arbres en petits tronçons, ainsi que de la canne à sucre déjà sur place. L’objectif pour nous est de cacher la nourriture un peu partout sur le terrain, dans des pneus, en hauteur dans des boîtes, dans des souches d’arbres, sous des feuilles…

Il faut recréer un environnement où l’éléphant va devoir chercher sa nourriture et non plus être servi par son mahout. Le problème des éléphants en captivité est qu’ils ne se nourrissent plus par eux-même et ils perdent cette capacité à trouver de quoi se sustenter.

Après avoir bien tout caché et avoir mangé un peu de canne à sucre par la même occasion, nous allons à la plate forme d’observation.

On attend que les éléphants arrivent, on les entend grâce à leur cloche autour du cou. Pour commencer, il n’y a qu’une éléphante qui se précipite sur la nourriture pour en avoir le plus possible, mais elle est vite rejoint par un compatriote qui fouille méthodiquement les moindres recoins.

Au final, on pense que c’est le second éléphant qui aura le plus mangé.

C’est vraiment sympa à voir, car chacun à sa préférence, la première aimait beaucoup la canne à sucre et laissait les feuilles de bananiers. Le second laissait un peu en retrait la canne à sucre par contre dévorait tous les tronçons de bananiers qu’il trouvait.

On en profite bien pendant près de 1h30. C’est un peu le cadeau de la fin car après cette observation, nous ne verrons plus de ces majestueux animaux (enfin jusqu’à l’Afrique du sud!).

On revient au camp, on récupère nos sacs et on s’installe pour manger.

Vers 14h, nous montons sur le bateau et nous prenons le chemin du retour vers Luang Prabang.

Trois heures de mini bus plus tard, nous voici revenus à notre hôtel. On récupère les sacs, on achète nos billets de bus pour demain et on sort pour acheter de quoi manger.

Au passage, on craque pour quelques souvenirs. Mamie arrive bientôt et elle va ramener tout ça en France, comme il y a 10 ans en Australie (nous avions craqué à Bali et acheté pleins de choses).

Pour le repas, on ne change pas une équipe qui gagne, c’est donc pâté, saucisson, jambon cru et fromage en sandwichs.

On refait les sacs qui avaient été un peu chamboulés par nos 3 derniers jours.

Puis on se couche pour notre dernière nuit à Luang Prabang. Nous avons adoré cette ville, son atmosphère (très française, il faut le dire), sa tranquillité malgré le monde et sa bonne nourriture.

Si un jour on revient, on se le fera dans un hôtel de riche, voilà notre seule promesse à nous même.

Ce soir on se couche avec un brin de tristesse et même un peu le manque du pays…le pays des éléphants bien sûr !

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