Ce matin, nous découvrons le buffet de petit déjeuner de notre hôtel et nous ne sommes pas déçus. Il y a des fruits, du salé, des jus, des pancakes, du pain… Bref, on se fait plaisir !

Une fois nos ventres pleins, on prend la direction de Mango guesthouse. A notre arrivée, Noé le propriétaire et notre guide du jour, nous attend.

On embarque à bord de sa Jeep jaune et nous voilà partis. Nous allons enfin pouvoir découvrir cette nature autour de Vang Vieng qui nous avait échappée il y a 10 ans, la faute à nos 2 jours de maladie.

Maéva est devant avec Noé, tandis que Alex, Louise et Gabrielle sont derrière assis sur des banquettes face à face. L’arrière n’est pas couvert et les pauvres mangent un peu de poussière, mais en contre partie, ils peuvent se mettre debout pour profiter du paysage. Nous roulons au milieu des pics calcaires recouverts de végétations.

Nous nous arrêtons au blue lagoon. C’est une piscine naturelle alimentée par le pic adjacent. Cette colline est sacrée et donc l’eau qui en sort est sacrée et les poissons qui y nagent sont sacrés !

A notre arrivée, il y a pleins de coréens qui se baignent. Alors on vous donne l’explication car c’est assez drôle.

Il y a 4 ans, dans une série coréenne, un acteur très connu est venu à Vang Vieng, il a fait le trajet jusqu’au blue lagoon en buggy et il s’est jeté dans la lagune depuis un arbre. Aussitôt après, des investisseurs coréens ont décidé de monter des hôtels, des compagnies de location de Buggy et des restaurants. Depuis, c’est un long défilé de coréens qui veulent marcher dans les pas de leur star et qui louent des buggys, conduisent jusqu’à la lagune, montent à l’arbre et se jettent à l’eau.

Nous assistons donc à ce spectacle plutôt amusés. L’arbre à deux « étages » et les coréens, qui ne savent pas super bien nager ne nous mentons pas, sautent du plus bas. Mais dès que l’un d’eux décide de sauter du second niveau, tous les autres l’encourage pendant de longues minutes (le temps qu’il se décide) et l’applaudissent une fois son « exploit » accompli. Bien sûr, tout cela se fait avec les gilets de sauvetage très saillant et qui ne doivent pas être agréables à l’entrée dans l’eau.

De notre côté, nous passons notre chemin jusqu’à la grotte d’à côté.

L’ascension vers l’entrée est un peu raide, mais faisable. Et surtout, cela vaut vraiment le coup. Nous arrivons dans une première salle baignée de lumière par une fissure en hauteur. On se croirait dans un film où le héros doit chercher le trésor à l’endroit exact où le soleil touche la paroi de la grotte. Bon, sauf que là, il n’y a pas de trésor !

On descend progressivement et nous passons dans deux autres salles beaucoup plus sombres que nous explorons à la frontale. La hauteur est impressionnante, il y a jusqu’à 25-30 mètres à vue de nez.

Nous marchons dans le lit d’une rivière souterraine asséchée en saison sèche mais qui laisse bien voir comment elle est en saison des pluies.

En sortant, on croise encore quelques coréens, mais la plupart sont repartis car il est midi et le repas c’est sacré en Corée du Sud.

On remonte dans la Jeep et on reprend la route. Cette fois-ci, les filles et Alex sont obligés de se lever car la piste leur tape les fesses très fort.

Pendant le trajet, Noé explique pleins de choses sur la Laos et les lao. On comprend mieux certaines choses, comme le rythme tranquille des lao ou leur « flemmardise » calculée. En fait, ils ne pensent pas au lendemain, ils vivent dans le moment présent, par exemple, ils ne plantent du riz qu’une fois par an, pourquoi le faire 2 fois alors que une leur suffit pour manger toute l’année ! C’est d’une logique implacable !

On fait un arrêt, les roues dans la rivière pour que les filles se trempent un peu. On est dans un cadre idyllique au milieu des pics.

Après 10 minutes de route supplémentaire, nous nous arrêtons dans un petit village pour manger. Là encore, on apprend plein de choses et surtout sur la grande ligne de train des chinois. Encore une catastrophe pour le laos car les travaux sont effectués par 200 000 ouvriers chinois qui ont été grassement payés pour ne jamais revenir en Chine à la fin de la construction. C’est un genre d’envahissement silencieux et une future indexation ?

On vous passe les pics saccagés par les chinois à coup de dynamites pour avoir de quoi faire du ciment. On préfère garder les beaux paysages et se dire qu’on a bien fait de revenir car dans 10 ans, ce sera peut être un territoire chinois !

On revient vers 16h30 et on rentre directement pour pouvoir se doucher et s’enlever la poussière de la piste. On fait quand même un petit passage par la piscine mais rapide car ce soir, c’est la mission cheveux pour les poulettes.

On mange à l’hôtel et on se couche tôt car demain on se lève à 4h50 !

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