Tous les matins se suivent et ne se ressemblent pas. En ouvrant nos rideaux, on voit que le ciel est bleu et aucun nuage à l’horizon. On se pose la question de rester un jour de plus, mais très rapidement, on se dit qu’il faut quand même avancer si on veut être à Auckland pour notre vol dans…28 jours. Oui, on sait, c’est long, mais il y a tellement de choses à faire ici que l’on ne sait plus ce qu’il faut accepter de louper et ce qu’il faut absolument voir.

En tout cas, ce matin, on s’est levé tôt pour partir sur la côte est. On se prépare vite et on prend la route.

C’est une longue route de près de 4h30. Les paysages sont jolis, on passe des cols à 233 mètres mais où il y a encore quelques plaques de neige. Dans l’ensemble ça passe assez vite.

À 100km de l’arrivée, on fait une petite pause pour se dégourdir les jambes, enlever les polaires car il fait bien chaud et boire un coup. Notre aire de repos est le bord d’un lac avec jeux d’eau, parc pour enfants… Ici, tout est fait pour vivre dehors et on le voit encore plus aujourd’hui samedi.

Nous avons eu du soleil tout le long, pour rappel, une tempête doit toucher la Nouvelle-Zélande dans les jours qui viennent !

Mais en arrivant près de Dunedin, la grande ville vers laquelle on va dormir, il commence à y avoir pas mal de nuages. Rien de bien inquiétant, ils sont plutôt bas et passent en coup de vent car ça souffle.

On traverse la ville et on s’engage sur la péninsule de Otago, qui est reliée au continent par un petit isthme.

On trouve le camping que l’on avait ciblé, le seul sur la péninsule et par chance, le gérant a eu une annulation aujourd’hui et on peut avoir une place avec électricité.

On mange rapidement et on repart vers notre objectif, la Seal road et sa plage, Sandfly beach. Nous ne sommes venus ici que pour ça, mais qu’a-t-elle de si exceptionnelle nous demanderez vous ? Et bien, on laisse le suspense encore quelques lignes.

On trouve, miraculeusement, une place et on entame la descente vers la plage. La côte est superbe avec des couleurs incroyables. La plage vue d’en haut avec ses vagues, nombreuses aujourd’hui, qui viennent blanchir la surface bleue de la mer. Bref, vous l’aurez compris, c’est beau.

La descente est facile, il suffit de se laisser glisser dans le sable, ceux qui suivent auront compris que Maéva pense déjà à la remontée !

Arrivés en bas, on croise une otarie qui sort des dunes et marche vers l’eau. Les poulettes sont ébahies de voir ça en vrai. On la suit, à distance bien sûr, et on la regarde se jeter à l’eau et surfer sur les vagues. On n aura pas dû attendre trop longtemps. Encore un timing parfait !

On continue de marcher sur la plage et on tombe sur 3 autres otaries qui dorment avachies sur le sable, totalement indifférentes aux gens qui les mitraillent de photos, dont nous bien sûr.

Après une bonne centaines de photos…sous chaque angle, on continue d’avancer et on croise encore 3 autres otaries.

Certaines font les belles, d’autres dorment ou bien se roulent par terre pour prendre le soleil. Le spectacle est magique !

On arrive à l’autre bout de la plage vers un amas de cailloux où l’on voit quelques mouettes et un oiseau bizarre, tout noir avec un long bec rouge. Puis en cherchant bien, on s’aperçoit qu’il y a des otaries partout dans les rochers. On prend (encore) le temps de les observer. Le plus drôle étant d’essayer de les trouver car marron foncé sur des cailloux noir-gris, c’est pas évident.

Le vent est extrêmement fort et le sable nous fouette le visage mais la récompense vaut le coup.

On s’arrache finalement à notre contemplation et vient le moment tant attendu de la remontée. Cela se passe tout en douceur. Le seul truc c’est que nos chaussures se remplissent de sable et qu’arrivés au CV, il faut bien prendre le temps de les secouer malgré le froid, l’humidité et l’envie de se mettre au chaud à l’intérieur.

On reprend la route touristique que l’on a fait tout à l’heure avec ces énormes sequoias et sa route trop petite pour 2 voitures (on vous laisse imaginer pour 2 CV!).

On revient au camping, et comme chaque soir, c’est apéro-jeux, mais ce soir c’est jour de fête, il y a une douche !!

On en profite tous et on revient manger dans le CV pour la première fois, car le vent est trop froid dehors.

On est bien content de notre journée et de notre décision de venir ici alors que la météo était contre nous. Bilan, pas de pluie, même du soleil et une bonne vingtaines d’otaries qui font pencher la balance bien facilement vers le « Good choice ».

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