On commence notre remontée vers Ulan-Bator. On suit la bande de dunes pendant un sacré bout de temps, ce qui nous laisse le temps d’essayer de comprendre pourquoi il y a tout ce sable.

Bon, ben on n’a pas trouvé.

Après 3h de pistes tape fesses, on retrouve une vraie route. Ça nous fait tout bizarre !

Vers 12h30, Gabrielle prend les choses en main et sans nous concerter, elle demande à gouache «  quand est-ce qu’on mange ? ».

Du coup, il nous arrête en bord de route et on prend le pique nique que l’on avait préparé hier soir.

On est dans un virage, au niveau des pots d’échappement. On ne peut pas dire que c’est un lieu de pique nique de rêve mais tout du moins insolite. D’autant qu’on a quand même droit à un peu de confort : couverture au sol et la malle de cuisine en guise de table. Digne d’un étoilé !

Le ventre plein, on reprend la route pour…30 minutes et nous arrivons au canyon de Yoliin.

Pourquoi ne pas nous avoir fait attendre un peu pour manger, mystère !

On s’arrête au parking et on se lance dans une petite marche dans le canyon.

Au départ, il est bien large avec un filet d’eau au milieu, puis le passage rétrécit et le filet d’eau s’élargit. On ne fait que traverser d’un côté à l’autre en sautant, en marchant en équilibre sur des pierres branlantes. Ça nous rappelle un peu les Etats-Unis et Willy’s creek. Les filles rigolent bien, surtout quand l’un de nous glisse et met le pied dans l’eau.

On s’est donné comme limite 1h30 de marche avant de prendre le sens inverse pour revenir au départ.

On avance donc et on croise de moins en moins de monde. Les falaises commencent à perdre de la hauteur, on se croirait presque arrivé de l’autre côté. Bien sûr, c’est une douce illusion et au bout de 1h30, même si la curiosité nous titille, on rebrousse chemin.

Le retour est assez rapide car on a pris de l’assurance (même si un ou deux pieds finiront quand même à l’eau!).

On aura eu beau chercher, pas de bouquetin cette fois-ci et si nous n’en avions pas vu un il y a quelques jours, on l’aurait ajouté à la liste des chimères (y figure le moose, le castor et le platypus.). Par contre, on aura croisé un nombre incalculable de petits rongeurs dont on ne saura jamais le nom (avis aux amateurs qui regardent les photos, si quelqu’un l’a on est preneur).

Avant de quitter le canyon, on fait un arrêt au musée qui nous présente la faune du canyon avec des animaux empaillés par un taxidermiste aveugle. Il n’y en a pas un avec les yeux droits et Louise n’arrête pas de nous dire qu’ils ont un air débile et c’est vrai. C’est quand même sympa !

On arrive à notre camp touristique qui est tout confort : vrai matelas, couverture, électricité, douche chaude et toilette avec du papier. On avait presque oublié ce que ça fait un peu de confort.

Le repas est tout aussi bien avec des boulettes de viandes fourrées au fromage. Pendant quelques secondes le mouton nous manque et puis on goûte et cette idée s’évanouit aussitôt. Par contre, sans rire, on profite car Gouache nous promet 3 dernières nuits en yourtes toutes pourries. Merci Gouache !

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