Aujourd’hui on se laisse porter.
Tout commence avec un bon petit déjeuner dont une Ban Bao à la pâte de haricot rouge.
On remonte jusqu’au parking du village et on trouve notre chauffeur avec, encore une fois, une super voiture.
Notre chauffeur nous conduit à différents points de vue sur les rizières, mais en faisant bien attention à ce qu’ils soient tous gratuits.
Le premier est très proche de chez nous et on commence bien car on tombe sur un groupe de chinois, qui photographie les poulettes.
Pour les remercier, un des chinois leur offre…des oeufs durs !
Pourquoi pas, ils sont encore chauds.
Les filles adoptent leur oeuf en le dorlotant comme un bébé, nous on se les met de côté en cas de petit creux !
Le riz est en train d’être ramassé, nous avons donc droit aux gens qui travaillent dans les rizières.
C’est vraiment cool, certaines sont encore jaunes et prêtes à la récole et certaines sont déjà récoltées et la paille de riz sèche tranquillement au soleil.
Le seul inconvénient c’est les petits feux par-ci, par-là pour brûler le surplus de paille et surtout rendre la terre fertile pour la prochaine récolte.
On est d’accord, la culture sur brulis ça date d’un autre temps et ça marche pas franchement, mais ici c’est comme ça alors on sentira la fumée et c’est tout !
A un moment, le chauffeur nous pose à un point de vue et nous dit de marcher jusqu’au prochain, c’est le long de la route mais on s’exécute.
Heureusement, Alex avait laissé le sac dans la voiture.
Arrivés à destination, le chauffeur s’approche de nous avec le sac, c’est ici que commence notre marche dans les rizières.
On commence par descendre dans la vallée, le chemin est bon et ça nous permet de nous rapprocher de la population qui travaille d’arrache pied.
C’est quand même un boulot monstre la culture du riz.
Premièrement, ton champ est en pente, tu patauges dans la boue, tu subis la fumée des autres qui ont récolté plus vite que toi et une fois le riz récolté, il faut refaire ta terrasse, en désherbant et en rehaussant avec un peu de boue et de glaise.
Ce n’est pas fait pour nous !
Comme on disait, on descend dans la vallée, on croise une dame qui veut nous faire goûter sa pâte de riz cuite à la vapeur dans une feuille de bananier (car ici, malgré le climat, on trouve des pins à côté des bananiers !).
C’est particulier, mais les filles en reprennent et la gentille dame nous offre sa part qui est énorme.
On ne fait même pas 100 m et les monstres nous disent : c’est bon mais j’aime pas !
Super, nous voilà avec une brique de pâte de riz et personne pour la manger avec la dame qui nous l’a donnée juste derrière nous.
Alex se sacrifie et continue à en manger un peu pour faire bonne figure mais au détour d’un petit virage, il rend sa liberté à la pâte de riz qui retourne à la rizière.
C’est écolo, le riz nourrit le riz !
On continue notre balade le long de milliers de terrasses, on croise une cascade qui alimente les rizières, bien fraîche.
La fin de la marche n’est pas si dure qu’on le croyait, car la montée est douce.
On arrive à la voiture et le chauffeur nous amène dans un petit resto en bord de route.
On demande où s’installer et on nous amène à la cuisine.
C’est un concept !
En fait, la dame nous montre ses frigos et on doit choisir ce que l’on veut, ici c’est à la carte.
On se prend du poulet, des christophines, des tomates avec des aubergines et, bien sûr, du riz.
On s’installe et après 30 min, notre table est remplie.
C’est délicieux, la sauce du poulet à la badiane est une tuerie, la christophine rapée en lamelle et revenue juste croquante est un délice, que dire du sauté tomate-aubergine.
On se régale et on mange plus que de raison.
On retrouve notre chauffeur sur le parking et il nous amène au village de Azheke, un village champignon (du nom de la forme de leurs toits) tout rénové.
On regarde un petit film sur le village et les rizières à toutes les saisons (ce qui nous met l’eau à la bouche et l’envie de revenir à une autre période).
Avant de commencer la visite, la dame du guichet nous prévient qu’il vient d’y avoir un décès et que tout le village se prépare à porter le corps au cimetière, du coup, si on croise le cortège il faudra se faire tout petit.
On descend tranquillement dans le village, on croise quelques dames habillées avec leurs beaux costumes, mais elles nous sourient presque toutes (merci les filles) et on ne croise pas de cercueil.
Les maisons sont vraiment sympas, mais c’est surtout la vie qui est cool.
On croise des canards, des poules, des buffles, des cochons…
Arrivés tout en bas, on découvre un autre point de vue sur les rizières et c’est quasi le plus beau de la journée.
On remonte tranquillement et le chauffeur nous fait faire 2 derniers arrêts pour voir des rizières non récoltées.
Du coup, pas de brûlis et donc pas de fumée sur les photos et dans les bronches.
Sur le chemin du retour, on croise un cortège d’hommes qui monte dans la montagne et on aperçoit le cercueil qui est blanc et rose.
La cérémonie doit être belle, surtout avec les chants que l’on entend depuis tout à l’heure et tous les animaux qu’ils tuent pour le repas.
On rentre à la maison et on se pose un peu car le grand air ça fatigue mine de rien.
A 19h, c’est l’heure du repas et les poulettes se font 2 copines chinoises qui attendent la fin du repas pour jouer avec elles.
Elles jouent à des jeux chinois que le patron de l’hôtel tente vainement de nous expliquer et on finit sur un concert avec chorégraphie.
Au bout de 30 min, on prend congés car sinon ça aurait pu durer encore longtemps.

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