Ce matin on profite des lits et du calme (étonnant pour Hanoï) pour dormir un peu.

On prend un super petit déjeuner fait de banana pancakes (pour les filles) et de noodles (pour Alex). Une fois le ventre plein, on se lance dans la folie des rues d’Hanoï pour aller visiter le temple de la littérature. C’est un temple confucéen que nous avions beaucoup aimé il y a 10 ans. On marche dans les rues, enfin sur la route car les trottoirs sont très encombrés. Il faut dire que les boutiques et parfois les salons des maisons investissent l’extérieur et les scooters, eux, prennent le peu de place qu’il reste. Le résultat c’est qu’il y a une voie piéton sur la route où il faut marcher avec prudence car les scooters peuvent arriver de tous les côtés et même du dessus (enfin on n’a jamais vu ça, mais il y en a tellement partout).

On arrive au temple et dès qu’on y entre, le calme revient. Plus de klaxon, de coup de freins ou de sollicitation des vendeurs/pousse-pousse/taxi…

La visite est sympa, on essaye de se rappeler comment c’était avant, mais nos mémoires flanchent un peu. Les filles deviennent la seconde génération de Marcoux à voir ça et ça fait un peu bizarre. On découvre qu’il a été protégé par l’UNESCO à partir de 2011 et on ne peut donc plus approcher les stèles des médecins que nous avons découvert à l’époque.

On fait le tour avec quelques bus de touristes dont pas mal de français.

En sortant, on prend la route du lac de Hoan kiem. Sur le chemin, on s’achète un pique-nique constitué de Ban bao et de sandwich Banh mi (du vrai pain avec poulet, œuf, crudités et pâté).

On mange ça au bord du lac mais il commence à faire un peu frais. On se dépêche donc de finir pour aller au soleil. Enfin, ça c’était avant notre découverte. On avance de quelques pas et on voit une enseigne “pâtisserie”. Tout le monde est d’accord pour un arrêt. Louise prend un tiramisu, Gabrielle un gâteau mangue, Maéva un genre de cake à la banane et Alex un pain au chocolat. Ça fait du bien car c’est un peu plus français que les Paris baguette.

Après ce dessert bienvenu, on longe le lac jusqu’au petit temple sur l’île au pont rouge. C’est assez beau mais le bruit et le monde commence à nous fatiguer énormément. La ville a bien changé et surtout le tourisme s’est développé de manière monstrueuse avec son lot de boutiques, bars à bière et salons de massage.

On se balade encore un peu dans les 36 rues des artisans en essayant de retrouver nos repères d’il y a 10 ans. Et bien croyez le ou non, mais on a retrouvé certains endroits, bon les restos et hôtels ont changé mais les immeubles et les rues sont restées les mêmes.

On fait un arrêt dans une vieille maison remarquable dont la rénovation a été financée en partie par la mairie de Toulouse.

Puis on rentre faire une pause à la maison, des devoirs pour les filles (car ça fait longtemps même très longtemps) et repos pour nous (enfin suite de l’itinéraire mais c’est comme du repos).

On ressort vers 16h45 pour aller au spectacle de marionnettes sur l’eau.

On prend place dans le petit théâtre et on se laisse emporter par les différents tableaux : la pêche, la course de bateaux, la danse des fées…

Les filles sont captivées et nous aussi. On reste de grands enfants !

En sortant de là, les filles ont des étoiles dans les yeux. On retrouve notre resto d’hier et on se régale tout autant.

Pendant le repas, on fait des recherches sur booking pour Singapour et là le téléphone nous annonce qu’il n’a plus de batterie et s’éteint.

Rien d’horrible nous direz-vous et on est bien d’accord, enfin en temps normal car à Hanoî et son labyrinthe de rues, cela prend une autre dimension. Mais comment faisions nous il y a 10 ans pour s’y retrouver !

On se lance donc dans la jungle, sans téléphone, sans traducteur, sans carte de l’hôtel et sans l’adresse non plus. C’est notre mémoire et notre entente mutuelle qui nous mènera à bon port.

Pas mal pour des vieux baroudeurs avec 15 ans de vie commune !

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