Le réveil est meurtrier ce matin, presque autant que le froid qui nous mord les pieds.

On voit bien que l’on est dans le nord et près de la montagne.

Bref, on se charge de courage et chacun son tour, on saute dans nos vêtements sans rechigner.

Après un rapide petit déjeuner, on monte en voiture et on prend la route du Doi Inthanon. Pour vous dire comme il fait froid, Maéva à pris sa doudoune, au moins elle ne dénote pas trop avec les Thaïs qui ont tous des écharpes, des bonnets et des gants.

On passe les différents check point où il faut d’abord acheter les billets d’entrée, puis les présenter.

Vers 9h45, nous sommes arrivés au sommet de la plus haute montagne de Thaïlande. On se prend en photo avec le panneau 2565m. Les filles font les fières comme si elles étaient montées là à pied. On fait un petite balade dans la forêt alentour. Les arbres sont tout recouvert de mousse avec des lianes qui les enserrent de partout. C’est vraiment la jungle !

Tout les Thaïs se prennent en photo avec le thermomètre qui annonce 6°C à 6h du matin. Il est probable que pour certains, ces chiffres n’existait que dans la théorie avant de venir ici.

On s’engage sur une seconde petite marche qui nous fait suivre des pontons qui surplombe un genre de marécage. C’est la source du cours d’eau qui descend le Doi Inthanon et se jette dans la Ping river et peut être (ce sont les mots qui sont écrits sur les panneaux explicatifs) dans la Chao Praya.

Il y a pleins d’oiseaux et même quelques écureuils qui sautent d’arbre en arbre.

On revient à la voiture et on entame la descente, au cours de laquelle nous ferons tous les arrêts que nous avions prévus.

Le premier est un trail dans la jungle (encore et oui!). Pour pouvoir le faire, il faut absolument avoir un guide qui coûte la bagatelle de 200 baths (à ajouter au 300/adulte, 150/enfant et 30/voiture de l’entrée du parc).

On est partit pour 3km400 avec un mec qui ne parle pas deux mots d’anglais et qui marche derrière nous. Très utile ce guide !

La marche est sympa, on passe dans une forêt de grand arbres avec toujours ces multitudes de parasites végétaux qui leurs grimpent dessus. Puis au bout d’un moment, on émerge dans une sorte de prairie qu’il appelle une forêt semi-alpines. On a une superbe vue sur les environs car on domine presque tout et surtout,on voit bien le nuage de pollution dans la vallée. Ce nuage est en direction de la Chine, qui est très proche (le Yunnan où nous étions il y a quelques mois pour être précis). On peut aussi apercevoir la Birmanie et le Laos. On est à la croisé des mondes en faite.

On fini notre rando avec notre boulet qui nous sourit quand même au moment de se séparer et décroche un timide Thank you. Ok, il a fait l’effort mais en terme d’explication, c’est le néant. Le nom de guide n’est là que pour faire officiel et récolté les 200 baths.

On remonte en voiture et on file aux pagodes royales. Elles ont l’air toutes neuves et trônent l’une en face de l’autre. Pour y monter, et bien c’est déprimant mais les filles (les 3!) font le choix de prendre l’escalator plutôt que l’escalier. C’est une défaite en tant qu’écologiste pour Alex et puis en tant que marcheurs. Il faut dire que des escalators à 2500m d’altitude pour faire un dénivelé des 40 marches, il fallait oser les faire.

Les pagodes en elles-même ont un intérêt très réduit, ce qui est sympa c’est la vue et les jardins royaux autours. On y apercevra un petit oiseau rouge, orange et bleu de toute beauté.

Avant de partir, on s’arrête dans une mini cantine et on se commande 2 plats et des petits snacks.

A partir de maintenant, notre budget journalier est à 0 car il a fallu payer pour les pagodes bien sûr (100 baths de plus!).

On continue notre descente vers la maison. Le prochain arrêt sont les cascades de Siribhume. Elles ont un peu en retrait de la grande route et on doit conduire sur de petites routes qui ne sont définitivement pas fait pour 2 picks up, ni même 2 voitures.

Au départ de la mini marche, il y a un comptoir avec l’inscription 20 baths, comme on l’a dit, notre budget, c’est 0 alors on passe d’autant qu’il n’y a personne.

Elles sont très hautes et on ne peut les voir en entières que depuis le début de la marche. En se rapprochant, nous arrivons au point de chute et c’est déjà assez impressionnant. Alex fera bien une tentative par un side chemin pour voir si il y a une meilleur vue mais rien de bien folichon.

On continue avec les cascades de Sirithan. Elles sont super larges et le débit est vraiment impressionnant, on n’ose imaginer à la saison des pluies.

Notre après midi cascades se poursuit avec les plus connues, les Wachiratam waterfalls.

On commence par descendre proche des rapides un peu en contrebas avant de remonter vers la chute en elle-même. Nous sommes juste à côté et on se prend le petit embrun sur la tête. Après les avoir photographier sous toutes les coutures, on part pour notre dernier arrêt.

On bifurque encore une fois de la route principale vers les Mae Klang waterfalls.

Sur le chemin, on recroise quelques papillons aux ailes bleues, ça nous rappelle Maolin (voir Taïwan pour ceux qui ne suivent pas assidûment).

On remonte le cours d’eau (qui est le même depuis le haut du parc!), celui qui donne toutes ces cascades. Et on arrive vers les chutes. Nous avons droit à un mini arc en ciel alors que l’on essaye de ne pas glisser sur les cailloux.

Après une tentative de marche qui nous mènera au dessus des cascades mais un peu trop sur le côté pour apprécier, on remonte en voiture et cette fois, direction la maison.

On a bien crapahuté aujourd’hui et comme ça faisait longtemps, les cuisses chauffent un peu.

On se fait une fin d’après midi copié-collé à celle d’hier pour profiter de notre terrasse.

Ce soir, Alex a une mission, aller acheter à manger seul pour acheter aussi quelques cadeaux de noël aux poulettes. Bon, la pêche n’est pas exceptionnelle mais comme on dit, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a !

Pour savoir ce qu’il a trouvé, RDV dans 14 jours.

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